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Les différentes apnées du sommeil (suite)

Les apnées du sommeil (suite)

Les signes fonctionnels sont souvent tolérés longtemps

Privation chronique de sommeil

L'hypersomnie diurne excessive, non réparatrice, est très évocatrice du SAS

L'hypersomnie peut rendre la conduite automobile dangereuse.

Les signes fonctionnels sont souvent tolérés longtemps. Le ronflement très sonore, gênant l'entourage beaucoup plus que l'intéressé, entrecoupé de pauses avec reprise ventilatoire bruyante, constitue le signe clinique principal. Il est favorisé par la fatigue, la prise vespérale d'alcool ou e tranquillisants (benzodiazépines) qui abaissent le tonus musculaire, ainsi que par le décubitus dorsal, l'obstruction nasale chronique et l'hypertrophie amygdalienne.

L'hypersomnie diurne excessive, non réparatrice, est très évocatrice du SAS. Les endormissements intempestifs, bien que particulièrement fréquents en période postprandiale, peuvent se produire à n'importe quel moment de la journée et interfèrent alors gravement avec les activités sociales et professionnelles du patient.

L'hypersomnie peut rendre la conduite automobile dangereuse.

Il s'y associe une sensation de fatigue soit permanente, soit surtout perçue le matin au réveil. Le sommeil nocturne fragmenté par de nombreux micro-éveils, le plus souvent non ressentis, est suivi de réveils matinaux difficiles. Ainsi les patients ont, en général, l'impression de bien dormir alors que les enregistrements polysomnographiques montrent que le sommeil est profondément perturbé.

Il en résulte une privation chronique de sommeil, qui est la cause de somnolence diurne. Les modifications du caractère avec anxiété, dépression, irritabilité et troubles de la mémoire risquent de laisser errer le diagnostic. L'association possible à une impuissance ou des troubles sexuels contribue à fragiliser l'état psychologique. Le mécanisme de ces troubles est peu clair.

Les patients peuvent se plaindre de céphalées et de bouche sèche le matin à l'éveil s'estompant rapidement.

L'examen clinique est pauvre. L'obésité, bien qu'elle soit fréquente, est rarement très importante.

L'absence de toute surcharge pondérale ne permet pas d'écarter le diagnostic de SAS. Une hypertension artérielle systémique est retrouvée dans environ 50 % des cas. Une insuffisance cardiaque droite avec cyanose, polypnée et intolérance à l'effort témoigne d'une hypoventilation alvéolaire permanente mais n'est pas fréquente, bien que ce tableau clinique joint à une obésité ait servi à la description du syndrome de Pickwick.

L'examen systématique de la sphère ORL a pour but de rechercher les modifications anatomiques pouvant contribuer à l'obstruction des voies aériennes supérieures : déviation de la cloison nasale, hypertrophie amygdalienne ou linguale, épaississement du voile du palais, de la luette, des piliers amygdaliens ou de la muqueuse de la paroi postérieure du pharynx. Il peut être complété par une craniocéphalométrie ou un examen tomodensitométrique des voies aériennes supérieures à la recherche d'anomalies anatomiques.

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